26 août 2012 ~ 0 Commentaire

Mentalité tordue : Le nez et le zèle jusqu’au cou !

Chaque jour, quelqu’un ou quelque chose me rappelle que je suis chez moi. Et que rien ne changera, hélas ! Bienvenue en Absurdistan !

 

Mentalité tordue : Le nez et le zèle jusqu’au cou !
Jusqu’au dénuement total, on gardera le nif et le zèle de l’Algérien ! La vie est ainsi faite, dit-on. Il se trouve que certains suent et travaillent d’arrache-pied, alors que d’autres se la dégustent et la mangent avec les pincettes. A la volée, à l’arrachée, par louche à ras et par brassée, selon le principe du ‘’tag sur men tag’’, pour d’autres. Mais dès que celui qui trime sans pouvoir joindre les bouts commence à s’intéresser à la baraka de celui qui se la coule douce, c’est l’éclair puis le tonnerre. Faites-lui la remarque, il ne tardera pas à répliquer que c’est le bien du père de Chkoune, ce qu’il dévore ? Ainsi, au lieu de créer des richesses, on vomit des richesses scatologiques pour justifier la vie aisée sans la sueur. C’est un peu l’ambiance générale depuis que les bras des Algériens ont été cassés par le socialisme à l’algérienne et la vie facile assistée par pipe-line. Celle du nif et la fantasia, malgré la faillite. Celle qui ne permet, ni aux pauvres sujets, ni à leur bateau qui vague et vogue, d’avancer. Mais juste à tourner en rond. Preuve banale, il n’y a qu’à se demander pourquoi le tourisme ne tourne pas rond chez nous comme il brille chez nos voisins, et ce malgré l’offre du Bon Dieu en matière de beauté des paysages. C’est tout simplement que le logiciel mental de chez nous a été formaté au nif et au zèle, parfois avec excès. Et ce ne sont pas les attitudes bizarres qui manquent. ‘’Quoi ? Quoi ? Mais il se prend pour qui cet émigré débarqué de là-bas chez-nous ? Un walou de là-bas, dès qu’il est là, le change parallèle aidant, il se permet de me frimer au nez et de me commander comme si je travaillais chez lui? Que maudit soit le père d’un tel travail !’’  Affolant, n’est-ce pas, dès lors que comme son nom l’indique, un serveur (on n’a pas dit garçon) est fait pour servir le client. Malheureusement, servir semble s’assimiler à l’esclavage, par la grâce de cette démocratie du compromis qui permet à un garçon de café walou, largué par l’école de Benbouzid au terminus de son cursus primaire de rivaliser avec le wali, voire le ministre. Croyez-vous que ces derniers sont mieux que lui ? Ils ont tous été portés neuf mois durant, estime-t-il, lui et une large frange de l’opinion populaire, dans sa logique typiquement de chez-nous. Si jamais vous lui citez l’exemple de son homologue marocain, prêt à se couper en quatre pour satisfaire son client, il vous répondra que là-bas chez eux, ils sont habitués à baiser la main de Sidhoum. Vous pouvez lui expliquer que ce travailleur, à la différence du nôtre, sait que le client est roi, que c’est lui qui fait vivre les salariés, que sans lui c’est la faillite… Sa réplique est claire : ‘’Tonton ! ou Frérot ! Moi, la servilité, je ne m’y étais pas élevé avec, et puis… le labeur c’est pour les ânes ! Non ?  Un âne plutôt doux et docile, le jour où on implore le travail, osant même baiser les pieds pas seulement la main, mais qui deviendra ogre tout puissant, juste au lendemain du recrutement. Tous, on voudra se la couler douce, à l’instar de ceux qui la mangent avec les pincettes !

 

M.O.T.

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

l'optimiste |
gueulard |
Blog de l'information quoti... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Blog de Brahim Rozzi
| robedesoire
| vision du monde d un tier m...