13 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

SUR LES TRACES DES TOROQ SOUFIA Sidi Hamou Cheikh, un grand maître soufi

Dans un Hadith quodossi, Dieu dit : « J’étais un trésor caché et j’ai voulu être connu, c’est pour cela que j’ai créé l’univers »

Par Mahmoud Walid

Achaque époque, Dieu suscite parmi les musulmans des hommes de sélection, excellents, d’élite et vertueux, détachant leur coeur de ce bas
monde tout en leur prédestinant la plus les soufis entrainent ceux qui les suivent
à la réalisation de la vérité où du moins à la paix et au salut de l’âme. Ainsi au cours du dix-neuvième siècle est apparu à Mostaganem un grand maitre de l’illumination soufie, un océan des secrets divins et de la réalité
Mohammadienne, mettant en application la chariaa dans toute son étendue
à l’esprit et à la lettre. Sidi Hamou Cheikh Il s’agit de sidi Mohammed Ibn El
Habib El Bouzidi connu sous le nom de Sidi Hamou Cheikh. Né en 1824 à
Mostaganem, exactement à la vallée
des jardins( Debdba). Tout jeune sidi Hamou apprit sous la conduite de son père par coeur le Coran. Ensuite il se rendit à la Zaouia du Cheikh sidi Charef
Bentekouk, située dans la commune de Bouguirat pour poursuivre
les cours en langue arabe et du Fikh(sciences se rapportant aux pratiques
religieuses). Et pendant que l’Emir Abdelkader poursuivait la lutte
contre l’envahisseur français, le jeune Mohammed ibn El Habib fut arrêté par
les forces coloniales et le soumettent à de rudes tortures car elles le soupçonnèrent
d’être une logistique pour les Moudjahiddine selon les informations
que leur a transmises un informateur autochtone. Relâché par la volonté de
Dieu, sidi Mohammed ibn Bouzid se rendit au Maroc, principalement à la
Zaouia que dirigeait sidi Mohammed ibn Kaddour El-Ouakili, un Cheikh de
la « silsila derkaouia » , dans la région de Nador. Pendant quatre décennies
sidi Hamou, est resté dans cette zaouia où il fut initié dès le début à la science
Soufie que prodiguait sidi Mohammed Kaddour el ouakili, un grand maitre
soufi, et est parvenu à réaliser la vérité (El Haquiqua). Après la mort de son
cheikh dont il fut l’héritier, sidi Hamou a continué à diriger la Zaouia jusqu’à
ce que les enfants de sidi Mohammed ibn Kaddour el Ouakili aient atteint
l’âge de maturité. De retour à Mostaganem, vers 1890, sidi Hammou fonda
une Zaouia au faubourg populaire et séculaire de Tidjdit. Très vite, il fut entouré
d’une pléiade d’adeptes leur inculquant la science soufie. En dépit
des campagnes de propagande orchestrées par des pseudos cheikhs contre
lui, sidi Hamou réussit à s’imposer tout en mettant à profit de ceux qui aspirèrent
à la réalisation de la vérité, sa science soufie. D’abord pour parvenir
à cet état de fait sidi Hamou ne cessa de recommander à ses disciples l’observance
de la chariaa. Dans l’un de ses poèmes sidi Hamou interpelle le mourid(aspirant au soufisme). (« Mouridi kounek hafid houdoud echaariaati, tamassek biha toufid kamal el hakikati »). Parmi les fervents disciples de sidi Hamou citons sidi Ahmed elalaoui, qui
devint après sa mort en 1909 son héritier et fonda la tarika qui porte son
nom, sidi Benyellès Mohammed de Tlemcen qui émigra en Syrie et s’installa
à Damas où il propagea la tarika Derkaouia. Aussi parmi ces élèves,
n’oublions pas d’évoquer le Cheikh sidi Abdelbaki benziane fondateur
d’une Zaouia à Oued el Djemaa dans la wilaya de Relizane. Sidi Ahmed el
Alaoui évoque l’enseignement prodigué
par sidi Hamou comme suit : « l’infini ou monde de l’absolu que nous
croyons extérieur à nous même est au contraire universel et existe en nousmêmes
aussi bien qu’au dehors. Il n’y a qu’un monde. C’est celui là, ce que
nous considérons comme le monde sensible, le monde du fini ou temporel
n’est qu’un ensemble de voiles cachant le monde réel. Ces voiles sont nos propres
sens qui ne nous donnent pas la vision exacte des choses, mais qu’au
contraire en empêchent et limitent la pleine perception. Nos yeux sont les
voiles de la vue, nos oreilles les voiles de l’ouïe et ainsi des autres sens. Pour
se rendre compte de l’exactitude du monde réel il faut faire tomber ces
voiles qui sont les sens. Il faut en supprimer tout fonctionnement. Fermer les
yeux, se boucher les oreilles, s’abstraire du gout, de l’odorat, du toucher
etc… Que reste-t-il alors de l’homme. Il reste une lueur légère qui apparait
comme la lucidité de sa conscience. Cette lueur est très faible à cause des
civiles qui l’entourent, mais il ‘ya continuité parfaite entre elle et la
grande lumière du monde infini. C’est dans cette lumière que se concentrent
la perception du coeur, de l’âme, de l’esprit et de la pensée. (A suivre)

réflexion du 13/10/2012


												
					

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