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29 août 2012 ~ 0 Commentaire

Kaddour mon maire peut rêver, le changement n’aura pas lieu !

Chaque jour, quelqu’un ou quelque chose me rappelle que je suis chez moi. Et que rien ne changera, hélas ! Bienvenue en Absurdistan !

 

Kaddour mon maire peut rêver,  le changement n’aura pas lieu !
C’est naturel, dans le champ de la physique, les mêmes causes produisent les mêmes effets, mais quand il s’agit de boulitique, c’est naturellement algérien, les mêmes arlequins conduisent dans les mêmes impasses. Les sélections locales approchent et auront bien lieu le 29 novembre. Comme de coutume, elles se tiendront par pure tradition. Elles se tiendront et elles ne seront rien d’autres que des sélections en plus pour une violation de légitimité de trop. Elles vont se tenir dans le même théâtre où ce sont les mêmes comédiens qui promettent, qui s’emparent des sièges et qui s’avèreront parfaitement inutiles, incapables et jamais trouvables ou disponibles. Ce sont toujours les mêmes cabotins qui reconduiront les mêmes catastrophes ordinaires. Aussi bien les gogos qui croient qu’il faudrait absolument aller voter pour sortir le bled de sa crise, que les rebelles qui disent qu’il ne faudrait surtout pas y aller pour obtenir le même résultat du bout du tunnel, sont et seront encore là pour s’accorder finalement à conclure la même chose : le statu quo, sans le moindre brin du changement. Qu’y a-t-il donc, et qu’y aura-t-il de vraiment nouveau pour que l’on puisse rêver que cette fois-ci sera la bonne chance de la rupture ? A défaut du moindre jalon planté sur la voie des réformes toujours en cours de cuisine, la topographie politique aplanit l’espoir de l’optimisme. L’impression qui s’en ressent est qu’il n’y a pas de têtes de rechange en vue, alors que les pépères et les tontons dont le verger a depuis longtemps été déclaré cuit et sinistré, fixés pour leur vie aux gouvernails, ferment la voie à la compétence qui ose profiler le vent du changement. Au-delà de la grande ferme fermée, les contextes internationaux ont changé, et les contextes nationaux ont commencé à changer. Le vent des printemps arabes semble rester sans effets chez nous ; ni les hommes, ni les idées, n’étant prédisposés à la révolution.  Les ambitions demeurent immuablement les mêmes, c’est-à-dire lutter pour survivre à la crise à défaut de pouvoir en sortir l’Algérie. Les feintes ont peut-être changé, mais pas les instincts acquis, les démarches, ni les appétits quand il s’agit de l’intérêt personnel avant celui du bled. Qu’y a-t-il de vraiment changé par rapport aux sélections précédentes ? Le champ politique ? Où est-il implanté, ce champ miné ? En connaissez-vous des repères ? Il y a toujours le Front de Belkhadhafi, mais éclaté et sans le socialisme, ni sa triple Révolution. Avant les sélections, du grand ex-unique au lilliputien dernier-né de Dahou, tous les comédiens et les poupées s’agiteront, alors que la plèbe ferme les routes et les sièges des APC pour protester contre sa mal-vie et l’incompétence de ses mal-élus. Après sélection, le même Front unique sera déclaré l’Heureux élu, et la même tragicomédie de sinistre goût continuera, après avoir laissé un grand trou dans le trésor public que personne ne remboursera.

 

M.O.T.

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