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05 février 2013 ~ Commentaires fermés

APRES AVOIR OCCUPE UN APPARTEMENT PENDANT DES ANNEES : Une famille expulsée en plein hiver à Mostaganem

L’infortunée Fatiha Hajba et ses deux petits enfants « Chimaà, 5 ans et Abou Baker 12 ans » ont passé ces deux derniers jours de froid glacial sous une tente qui les a abrités des affres du climat. Contraints, ce dimanche, de quitter leur maison après une expulsion, la mère lance un cri de désespoir pour une éventuelle prise en charge de sa famille.

 

APRES AVOIR OCCUPE UN APPARTEMENT PENDANT DES ANNEES  : Une famille expulsée en plein hiver à Mostaganem
En effet, cette expulsion s’est passée avant-hier, le  dimanche  03 février  à 9 heures du matin. Sur place, le spectacle qui s’offre aux piétons était affligeant et révoltant. La famille concernée par cette expulsion habite dans la rue  Bouazza Abdelkader N 31, démunie, cette dernière occupe depuis des lustres cet appartement de style colonial en plein cœur de la Pépinière. Les trois personnes qui composent cette famille habitaient autrefois dans cette pseudo-habitation où l’insalubrité et la détérioration règnent en maitre. Sur les lieux, on a été accueilli par des dizaines de personnes, tous des voisins.  Ces derniers entouraient Fatiha qui nous a déclarés avec amertume : « Où je vais  mettre mes pauvres petits maintenant ?». Un voisin de son côté affirma : « Après l’expulsion, ils n’ont même pas donné à cette malheureuse femme une tente pour se mettre à l’abri de ce froid glacial. ». Une situation qui vient compliquer le quotidien de cette famille qui se retrouve du jour au lendemain dans la rue, surtout pour les enfants qui sont dans une période d’examen. Selon Fatiha : « Nous avions été sommés quelques jours auparavant, de quitter les lieux. Puis aujourd’hui nous avons été surpris par un huissier de justice qui s’est pointé à 9 heures pour faire exécuter l’arrêté d’expulsion.». Cette famille n’a pas d’endroit pour se loger et maintenant elle occupe la rue pour passer une deuxième nuit à la belle étoile : « Nous n’avons nulle part où aller. J’ai déposé, en 2000, un dossier pour un logement mais j’attends toujours la réponse des autorités, pourtant j’étais classée avec les personnes menacées par les vieux bâtis.»,  nous a expliqué Fatiha.

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