15 octobre 2011 ~ 0 Commentaire

SOUAFLIA… Du vignoble à la Faïence

Touati et Mohamed El Amine
Mercredi 6 Juillet 2011
Malgré les plans communaux de développement qui se sont succédé de mandat électif en un autre, Souaflia n’est point parvenu a mettre fin au déficit enregistré en matière de satisfaction de besoins socio-économiques de ses citoyens.

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Une dizaine de ses 19 douars, n’a pu connaitre l’essor de développement attendu par la population, l’eau potable manque toujours, les chemins qui y mènent également, et l’eau usée ne sait plus aller au chef-lieu…. !

Souaflia a perdu son vignoble et sa vocation vinicole
Réputée pour son vin rouge de renommée mondiale fortement prisé par de fins consommateurs, et dont les jolies bouteilles vertes portaient le nom, Souaflia a perdu son vignoble et sa vocation vinicole, qui faisait sa fierté au-delà des frontières nationales, elle combat à présent âprement tant de problèmes qui la cernent de partout et retardent son développement. Ses terres sablonneuses font face aujourd’hui à un manque flagrant d’eau et se destinent à présent pour la culture des céréales et du maraichage qui se disputent les lieux de la vigne. La localité de Ouled Sidi Yousef de 18.000 âmes ,est issue du découpage portant sur l’aménagement du territoire en nouvelles communes, elle a vu le jour en 1984 en se détachant de la commune mère de Bouguirat, en livrant une bataille pour le développement socio économique de son territoire de 71 kilomètres carrés . Elle est composée de 17 douars qui attendent depuis « de prendre le train » du développement que connaissent le reste des hameaux du pays. Malgré le bénéfice de plusieurs plans communaux de développement, le chef-lieu de commune ne se paye aucune mine digne de son statut de principale localité, la cité offre encore un visage d’un douar qui n’a pas pu changer, à l’instar de ses rues qui restent impraticables et nécessitent des travaux d’aménagement et de revêtement . Le chômage semble sévir et régner en maitre des lieux, de par la présence de tant de jeunes qui squattent presque tous les trottoirs et les lieux publics sans rien faire. L’unique unité industrielle, l’entreprise « Céramis » qui produit de la céramique n’a pu prendre que 141 ouvriers, ni les diverses formules d’emploi, proposées par l’état n’ont pu venir à bout de ses chômeurs, que le travail de la terre n’attire plus.

Le centre culturel reste le seul coin où les jeunes viennent « tuer le temps ».
Le centre culturel, inauguré en 2010 reste le seul coin où les jeunes viennent « tuer le temps », en regardant la télévision, s’offrir des parties de billards et s’instruire à la bibliothèque ou en s’inscrivant au cours d’informatique. Le centre de santé dont les salles d’attente sont trop petites, et mal aérées, ne répond plus aux besoins d’une population si nombreuse, certains citoyens rencontrés sur le lieu, sollicitent une polyclinique et une maternité pour une meilleure prise en charge de leur santé, l’unique salle de soins ne parvient plus répondre aux besoins de santé ,certains sont obligés de prendre en pleine nuit, leurs femmes pour accoucher vers la maternité de Mesra ou de Bouguirat. Le logement social demeure également une des préoccupations majeures des citoyens du chef-lieu, seuls 20 logements ont été distribués à ce jour, le reste des logements d’un total de 122 est en attente de distribution et en voie de réalisation.

Le logement un autre casse tète pour l’APC
La demande de ce type de logement est largement supérieure à l’offre existante, selon un membre de l’A.P.C, qui espère qu’un autre programme plus conséquent en logements sociaux, soit attribué à la commune. Le logement rural parait bénéficier d’un programme mieux maitrisé, 372 aides financières ont été déjà attribuées, et 130 vont bientôt l’être. Certains citoyens se plaignent des lenteurs administratives qui caractérisent surtout les opérations de distribution, d’autres se sentent lésés de ne point bénéficier du premier quota de logements. Les citoyens du chef-lieu, se sentent également « écartés » du bénéfice de l’aide financière pour aménager leurs habitations qui nécessitent des opérations d’aménagement L’alimentation d’eau potable ne touche pas encore l’ensemble du territoire communal, 05 douars restent encore alimentés par citerne, mais le rationnement de l’eau est insuffisant selon quelques citoyens dont une citerne entière ne suffit pas pour répondre aux besoins exprimés. L’assainissement ne touche pas la totalité des localités, l’eau usée se déverse encore au sein des fosses qui ne respectent aucun plan de vidange, elles finissent souvent par se perdre en pleine nature. En matière de scolarité, le transport scolaire et la surcharge des classes sont les problèmes qui se posent avec acuité au sein de la commune, des écoliers ont soulevé le manque de transport scolaire qui fait défaut, plus de 120 élèves / bus sont transportés au sein de 05 cars dont quelques datent de l’année 1981,ils sillonnent tôt les douars, mais certains des écoliers sont bien obligés de faire quelques kilomètres pour se rendre aux établissements scolaires, la surcharge des classes frappe de plein fouet , l’unique collège où 1600 collégiens se serrent pour partager les tables en surnombre au sein des classes conçues pour recevoir un nombre défini d’élèves.

Des efforts pour désenclaver les zones rurales
En ce qui concerne les voies de communications, l’A.P.C multiplie les efforts pour désenclaver les zones rurales et mettre fin à l’isolement de certains douars, certains chemins subissent des opérations de revêtement, d’autres sont nouvellement crées et revêtus en tuf (08 kilomètres de chemins reliant de douars), d’autres nouvelles pistes vont être nouvellement ouvertes au sein des douars. Quant au bureau de poste, son fonctionnement reste tributaire d’un seul agent qui ne sait plus ou donner la tête, le personnel du filet social le secondant, n’étant point qualifié, se contente juste de lui faciliter la tache en lui servant les documents utiles à ses énormes taches. En face de tous ces problèmes qui paraissent si minimes auprès de cet immense point noir qui fait tache d’huile, et n’a pu connaitre aucune solution depuis tant d’années, Souaflia reste prisonnière de la pénible gestion de son réseau d’assainissement, qui se distingue par le retour des eaux usées sur les foyers de la partie ouest de la localité. Des citoyens écœurés par les odeurs nauséabondes qui se dégagent, et les eaux malsaines qui débordent sur la voie publique au sein de certains quartiers du chef-lieu, provenant des regards embourbés, sont venus à notre rencontre, pour nous indiquer le lieu du rejet final, alimenté par un canal à ciel ouvert. Ne sachant plus où se déverser, le trop plein des eaux usées, se perd à travers les vergers d’orangers, qu’il traverse. Selon certains citoyens, ce lieu est devenu un gite de repli pour des rats gros comme des chats, et surtout pour toute une multitude d’insectes qui envahissent la cité, dés la tombée de la nuit.

5 douars approvisionnés par citerne
Ne questionné au sein de son bureau, M.BEKKOUCHE Hamou, Président de l’assemblée populaire communale de Souaflia, reconnait que ce problème soulevé par les citoyens, demeure le point noir de la commune, qui a été exposé à M. le Wali lors de sa visite, et dont une enveloppe de 25 milliards de centimes lui a été réservée pour le résoudre définitivement. Le maire pense également que d’autres batailles l’attendent encore, sur le plan de l’alimentation en eau potable ,05 douars sont encore approvisionnés par citerne, le ramassage scolaire qui nécessite la rénovation de son parc roulant si usé, l’ouverture de nouvelles pistes pour mettre fin à l’isolement de certains douars, la réalisation d’un second collège ,qui est devenue l’une des nécessité absolues pour éviter davantage la surcharge des classes de l’établissement scolaire existant.

Souaflia mérite un plus de considération
Pour que réellement Souaflia puisse connaitre un essor en matière de développement socio- économique, seul un projet d’agriculture industrielle pourra faire de Souaflia un vrai pôle ou beaucoup d’activités pourront être pratiquées. Beaucoup reste à faire sans doute. Cette commune de montagne et de foret dont la quasi-totalité du territoire est à relief présentant une forte déclivité abrite dix neuf douars. Souaflia doit bénéficier de budgets suffisants pour se développer harmonieusement et finir avec le bricolage palliatif des problèmes rencontrés qui nécessitent de réelles et définitives prises en charge. « La politique de l’autruche doit prendre fin, Souaflia mérite un plus de considération particulière en face de ses besoins bien particuliers et datant depuis des années « , selon l’avis d’un enseignant du cycle moyen, rencontré à l’attente d’un bus depuis plus de deux heures…. !

Touati et Mohamed El Amine
Mercredi 6 Juillet 2011

source www.reflexiondz.net cliquez

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